La Passion selon Bouboul, de Magali Mougel et Gualtiero Dazzi (2015)

 

 

 

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Photo : Magali Mougel

LA PASSION SELON BOUBOUL
de Magali Mougel

Musique : Gualtiero Dazzi
Mise en scène : Christophe Greilsammer
Scénographie et collaboration artistique : Maxime Kurvers
Lumière et régie son : Marc Laperrouze
Assistante scénographe et sound design : Stéphanie Gervot (stagiaire Haute Ecole des Arts du Rhin)
Chef de chant : Stéphanie Egret (Vosges Art Vivant)

Avec :
Julien Geffroy

et le Choeur Isegoria : Jean-Jacques Burtin, Michèle Delung, Françoise Hoen, Georges Hoen, Odile Mathieu, Paulette Pierrat, Christiane Poull

 

Photos : Magali Mougel

Une production de la Cie L’Astrolabe
En co-production avec la NEF de St-Dié-des-Vosges et le CEMOD

Remerciements : Gaël Chaillat, Marie-Anne Baquet, Elisabeth Kaess, Le Maillon – Théâtre de Strasbourg

SYNOPSIS (rédigé par Magali Mougel)

EXTRAITS DE LA BANDE-SON (Gualtiero Dazzi)

TRAILER VIDÉO

 

Photos : Gilles Kempf


 

La Passion selon Bouboul de Magali Mougel souligne la complexité inhérente à la réalisation d’un projet politique : les meilleures intentions peuvent être dévoyées en cours de route ; le chemin de l’émancipation est semé d’embuches ; le projet ne se construit et n’avance qu’à la condition d’être porté par le plus grand nombre, à égalité des intelligences. A l’origine de cette écriture, il y a un récit de Mikhaïl Boulgakov intitulé Coeur de chien : une fable dans laquelle un professeur de médecine (fortement apparenté au Docteur Frankenstein de Mary Shelley) pratique sur un chien errant une opération de substitution de son hypophyse par une hypophyse humaine, dans le but d’observer les effets qui en découleraient en termes de rajeunissement. S’en suivent des conséquences incontrôlables : le chien se transforme en homme et la Créature échappe à son Créateur.

Ce que pointe Boulgakov dans son récit, c’est que les promesses de la Révolution d’Octobre ce sont rapidement résolues dans un antagonisme figé entre une classe privilégiée minoritaire (les apparatchiks) et la grande masse des prolétaires souffrant de la faim. Nous voyons bien, sur ce point, la similitude avec la situation d’aujourd’hui. Et nous pouvons nourrir davantage cette similitude en soulignant la menace que recouvre cette situation, à savoir l’émergence d’un régime autoritaire rejetant toutes les libertés individuelles et niant les différences propres à chacun (pour l’époque de l’écriture de Coeur de chien : le régime stalinien). Le Pouvoir omniprésent n’est jamais figuré, et comme une machine déréglée finit par produire un Homme Nouveau qui n’a plus rien d’humain. Face à cette menace il n’y a pas de solution pré-écrite : seule l’activation permanente de notre imagination à construire le vivre-ensemble peut ouvrir les chemins de la résistance. (Christophe Greilsammer)


 

Musiciens du Conservatoire Olivier-Douchain ayant participé à la résidence de composition de Gualtiero Dazzi :

Élèves :
Pierre-Emmanuel Devin : violon
Romane Freyburger : flûte traversière
David Harault : numérique
Clément Herail : contrebasse électrique
Maxime Kiener : trompette
Sofia Lamèche : alto
Ambre Palusci : violon
Zoé Pierrat : numérique
Khadidiatou Sarr : sax alto

Professeurs :
Cédric Benoit : guitare électrique
Nicolas Millot : batterie
Mikiko Moulin : violoncelle
Claire Thiebaut : alto
Véronique Vallée : violon
et Laurent Heim (Orchestre symphonique de St-Dié-des-Vosges) : contrebasse

Stages Musique assistée par ordinateur : Benoit Collarde, Sylvie Daudunthun, Johanna Farrugia, Nicolas Farrugia, Maxime Humilière, Jules Matthioni, Sébastien Sobolewski, Colin Thomas

Avec :
l’Orchestre Symphonique de Saint-Dié-des-Vosges, direction musicale : David Hurpeau
les participants au projet « 88 sax », sound painting : François Guell